4e édition
(1762)
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déborder

4e édition

DÉBORDER.

v. n.
■  Sortir hors du bord. Il se dit proprement des rivières. Quand les neiges fondent, la rivière déborde. La rivière a débordé. Les pluies ont fait déborder cet étang.
■ Se déborder. v. récipr. Il signifie la même chose que Déborder. La rivière se déborde. La Seine s’est débordée.
Il se dit aussi des humeurs du corps humain, & particulièrement de la bile. Les humeurs se sont débordées. La bile se déborde.
On dit figurément, Se déborder en injures, pour dire, Exhaler sa colère en injures, vomir des injures.
■ Déborder, se dit aussi des habits, des étoffes, quand le bord de l’une passe celui de l’autre. Cette frange déborde. La doublure déborde.
■ Déborder, se dit aussi activement en termes de Guerre, lorsqu’une ligne de troupes a plus de front & plus d’étendue que la ligne qui lui est opposée. La première ligne des Ennemis débordoit la nôtre. L’avant-garde de notre flotte débordoit celle des Ennemis. Il se dit aussi de tout corps qui en déborde un autre.
■ Déborder, est aussi neutre, & signifie, Se détacher d’un vaisseau qu’on avoit abordé. Après l’abordage il ne put déborder.
On dit aussi dans le même sens, Se déborder. Nous fimes tous nos efforts pour nous déborder.
■ Déborder. v. a. Ôter le bord. Déborder une jupe.
■ Débordé, ée. participe. Il s’emploie figurément comme adjectif, & signifie Débauché, dissolu. C’est un jeune homme fort débordé. Une femme débordée. Mener une vie débordée.
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