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Termes, abréviations et symboles

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 : ce mot correspond à plusieurs entrées :

Présentation détaillée
La nouvelle édition numérique du
Dictionnaire de l’Académie française,
dans ses différentes éditions
Afin de rendre facilement accessible son Dictionnaire au plus grand nombre, l’Académie française a souhaité en développer une nouvelle édition numérique, désormais consultable librement sur l’internet via une interface de consultation entièrement modernisée et évolutive, à laquelle s’ajoutent de nombreuses fonctionnalités et compléments éditoriaux.
Cette nouvelle version numérique est également mise en place dans la perspective de l’achèvement prochain de la 9e édition du Dictionnaire. Ainsi, sans attendre la fin de cette nouvelle édition, l’Académie s’est-elle dotée d’un outil de publication souple et performant, lui permettant de mettre son Dictionnaire à la disposition de tous, de publier au fur et à mesure l’avancement de ses travaux, et également d’enrichir et de faire évoluer son ouvrage.
Référence incontournable pour la langue française depuis le xviie siècle, ouvrage historique mais aussi ancré dans son époque, le Dictionnaire de l’Académie s’inscrit ainsi pleinement dans le nouvel espace numérique et francophone, avec l’ambition de devenir une ressource essentielle, moderne et utile à tous les internautes pratiquant, apprenant la langue française ou s’y intéressant de par le monde.
Principes de la nouvelle édition numérique
Les éditions
L’ambition première de l’Académie est de rendre accessible le texte de la dernière édition du Dictionnaire, la neuvième, dont la rédaction a été entreprise en 1986 et n’est pas encore terminée. Cette édition, qui paraît sous forme de fascicules et qui est à ce jour rédigée jusqu’au début de la lettre S (plus précisément : jusqu’au mot Savoir), est maintenant en voie d’achèvement à un horizon proche, mais c’est sans attendre la fin de cet important chantier éditorial que l’Académie a souhaité publier son travail, afin de mieux faire connaître celui-ci et de le rendre accessible à tous.
Afin toutefois d’offrir au public un dictionnaire complet — de A à Z —, cette nouvelle édition numérique du Dictionnaire intègre d’emblée à la fois la 9e édition (en cours) mais également la 8e édition complète du Dictionnaire (parue en 1932-35), consultable au sein de la même interface et en mode « texte » enrichi (par opposition au mode « image »). C’est donc tout naturellement, et au fur et à mesure de ses travaux, que l’Académie mettra à jour le nouveau site du Dictionnaire jusqu’à son achèvement prochain.
Par ailleurs, la nouvelle édition numérique du Dictionnaire prévoit déjà l’intégration complète des neuf éditions du Dictionnaire, réunies pour la première fois au sein d’un même ensemble. Nous en rappelons ici la liste :
  • Académie 1re édition : 1694
  • Académie 2e édition : 1718
  • Académie 3e édition : 1740
  • Académie 4e édition : 1762
  • Académie 5e édition : 1798
  • Académie 6e édition : 1835
  • Académie 7e édition : 1878
  • Académie 8e édition : 1932 (tome 1), 1935 (tome 2)
  • Académie 9e édition : en cours ; 1992 (tome 1), 2000 (tome 2), 2011 (tome 3).
Ainsi, depuis la première édition parue en 1694, l’internaute pourra-t-il bientôt parcourir l’intégralité des neuf éditions, consulter les évolutions d’un même mot au cours des siècles, et naviguer librement dans ce vaste ensemble de plus de 250 000 articles, afin de recréer des parcours de consultation inédits.
L’intégration complète des neuf éditions est prévue pour l’automne 2019.
La 9e édition
On trouvera sur le site plusieurs liens vers des présentations de la 9e édition du Dictionnaire de l’Académie. Rappelons simplement ici que cette édition représente une avancée considérable du Dictionnaire en matière de lexicographie, et son entrée résolue dans la « lexicographie moderne » telle qu’elle s’est développée dans la seconde moitié du xxe siècle.
Les caractéristiques nouvelles de la 9e édition ont particulièrement été mises en valeur dans cette nouvelle édition numérique. Parmi celles-ci, on citera notamment :
  • l’augmentation très importante de la nomenclature, qui passera de 32 000 mots (8e édition) à 55 000 mots ;
  • l’augmentation globale du volume d’informations proposées par le Dictionnaire, qui va quasiment doubler de volume, grâce à une description beaucoup plus détaillée des mots, des emplois et des expressions ;
  • l’introduction de l’étymologie, pour tous les articles du Dictionnaire ;
  • la restructuration complète des différents sens d’un mot, réorganisés en sens numérotés (I., II., 1., 2…), formant un plan structuré et avec une hiérarchie dans ces différents sens ;
  • l’introduction de la métalangue, qui compose un ensemble d’indicateurs linguistiques sur les usages et les domaines d’emploi d’un mot ;
  • une révision importante de l’orthographe, tenant compte des recommandations orthographiques de 1990 ;
  • l’introduction des titres d’œuvres, comme exemples et références culturelles illustrant les emplois d’un mot.
Grâce justement à la version numérique, le lecteur pourra ainsi constater rapidement — sur un même mot, en les comparant — les progrès effectués par l’Académie entre les 8e et 9e éditions.
Une interface moderne et « adaptative »

La nouvelle interface de consultation du Dictionnaire de l’Académie.
La nouvelle interface de consultation du Dictionnaire de l’Académie tient compte des nouveaux usages de la Toile, en particulier en ce qui concerne la consultation à partir des écrans de téléphones mobiles ou tablettes, grâce à l’adoption du « design adaptatif ». Celui-ci permet à l’internaute de consulter le Dictionnaire à partir de n’importe quel terminal, l’interface du navigateur s’adaptant automatiquement à la taille de l’écran, ce qui offre un excellent confort de consultation et procure une expérience utilisateur proche de celle d’une application.
L’usage de l’internet à partir des terminaux mobiles étant désormais, d’une part, supérieur aux consultations à partir d’un ordinateur et, d’autre part, adopté par tous les publics — notamment par les jeunes et dans tous les pays émergents —, cette fonctionnalité s’avère tout à fait essentielle pour faciliter l’accès au Dictionnaire pour le plus grand nombre, et notamment dans la francophonie.
Les ressources éditoriales
Cette nouvelle version numérique intègre, dans un même ensemble, non seulement les différentes éditions du Dictionnaire, mais également d’autres ressources éditoriales tout à fait originales. Plus précisément, elle intègre :
  • la 9e édition du Dictionnaire de l’Académie, dans sa version la plus complète, la plus exacte et la plus à jour ; elle comprend pour le moment tous les mots de A au début de la lettre S (jusqu’à Savoir), soit déjà 42 750 articles (44 600 mots), et sera régulièrement complétée par les travaux de l’Académie de S à Z ;
  • la 8e édition intégrale (1932-35), qui comprend 32 000 articles ;
  • la nomenclature fusionnée de ces deux éditions, permettant de consulter un même mot dans l’une ou l’autre des éditions, et également d’accéder aux mots « disparus ». Cette nomenclature comporte à ce jour près de 50 000 mots distincts, mais devrait atteindre près de 56 000 mots une fois la 9e édition achevée.
    Cette nomenclature constituera à terme une « super-nomenclature » intégrale et totalement inédite de tous les mots de toutes les éditions du Dictionnaire de l’Académie depuis ses origines, soit au total plus de 250 000 mots (voir également plus loin) ;
  • la conjugaison intégrale de tous les verbes du Dictionnaire, soit 6 200 verbes (voir ci-dessous) ;
  • les informations sur les rectifications de l’orthographe : ainsi, pour les mots dont une « nouvelle orthographe » est admise mais non encore adoptée (en première graphie) par l’Académie, une information est-elle directement proposée à l’utilisateur, accompagnée d’explications pédagogiques sur la règle concernée ;
  • un ensemble de notices sur les difficultés ou curiosités de la langue française : il s’agit des rubriques Dire, ne pas dire (voir ci-après), parues depuis 2010 sur le site de l’Académie française et qui suscitent un grand intérêt du public depuis leur parution. Ces notices (800 à ce jour) sont reliées aux entrées du Dictionnaire par plus de 1 300 liens hypertextes ;
  • un ensemble de 10 000 liens hypertextes depuis le Dictionnaire vers la base FranceTerme, base de données terminologiques de la D.G.L.F.L.F. (Délégation générale à la langue française et aux langues de France) — voir plus loin ;
  • de même, un ensemble de plus de 5 000 liens hypertextes depuis le Dictionnaire vers la B.D.L.P. (Base de données lexicographiques panfrancophone), qui est une importante base lexicale inventoriant les variétés du français dans de nombreuses régions et pays francophones.
Tous ces éléments, — décrits plus précisément ci-après —, sont reliés, dans un même et vaste ensemble de données informatiques, par des liens hypertextes et des tables de correspondance. Ainsi, l’utilisateur peut-il y naviguer facilement et instantanément, par de simples liens.
De plus, cet ensemble est évolutif, donc conçu pour être amené à s’enrichir : ainsi, outre l’intégration de toutes les éditions du Dictionnaire, de nouveaux liens pourront-ils être établis à l’avenir entre le Dictionnaire et d’autres ressources, soit « internes » (développées par l’Académie), soit « externes » (pour apporter des compléments utiles au Dictionnaire, et que l’on peut trouver sur l’internet). Ce sont notamment ces nouveautés des liens externes qui donnent au projet une ouverture nouvelle pour le Dictionnaire de l’Académie, ouverture rendue bien sûr possible seulement par le support numérique.

Version numérique du Dictionnaire de l’Académie : architecture des données
La conjugaison
Une nouveauté importante de cette nouvelle édition numérique est l’intégration d’un module inédit de conjugaison des verbes français. Ce système, qui repose sur une importante base de données de plus de 425 000 formes fléchies, permet de conjuguer n’importe lequel des 6 200 verbes du Dictionnaire à tous les modes et à tous les temps, ainsi, le cas échéant, qu’aux voix active, passive ou pronominale.

Conjugaison du verbe « découvrir ».
La conjugaison, présentée sous forme de tableaux, tient compte de nombreuses particularités verbales, telles que les verbes défectifs, pronominaux, réciproques, etc., ainsi que les verbes utilisant l’auxiliaire être, ayant un participe invariable, etc.
Cette fonctionnalité, généralement fort prisée des internautes, est à la fois très utile et très courante : elle fait désormais partie des caractéristiques attendues d’un dictionnaire numérique moderne.
Comme pour toute l’interface du site, la conjugaison s’adapte également aux écrans des téléphones mobiles, grâce au « design adaptatif » :
Les notices Dire, ne pas dire
La nouvelle version numérique du Dictionnaire intègre un ensemble de 900 notices publiées par l’Académie française depuis 2010 sous le titre Dire, ne pas dire. Ces notices, dont de nouvelles paraissent chaque mois, proposent aux lecteurs des éclaircissements — parfois très détaillés — sur certaines difficultés courantes du français, des fautes et écueils, diverses « curiosités » de notre langue, de son histoire, ou encore sur l’emploi des anglicismes, l’origine des mots, les confusions courantes, etc.
Ces notices sont organisées en 4 catégories : Emplois fautifs, Extensions de sens abusives, Néologismes et anglicismes, Bonheurs et surprises. Pour en savoir plus : http://academie-francaise.fr/dire-ne-pas-dire.
Dans la version numérique, ces notices ont été intégralement reprises et ont fait l’objet d’une indexation spéciale. Elles se trouvent ainsi reliées à environ 1 100 mots du Dictionnaire par 1 400 liens hypertextes, qui fonctionnent également dans le sens inverse : depuis les notices vers le Dictionnaire. On trouvera ainsi par exemple à l’article base :

Exemple de notice « Dire, ne pas dire »
De nouvelles notices, publiées chaque mois, viendront régulièrement enrichir le site à l’avenir.
Les liens vers des ressources externes
Une originalité de la nouvelle version numérique est qu’elle propose, pour la première fois dans l’histoire du Dictionnaire, des liens vers des ressources externes, c’est-à-dire des contenus éditoriaux extérieurs au Dictionnaire lui-même. Celles-ci peuvent faire partie intégrante des travaux de l’Académie — c’est le cas de FranceTerme, dont les publications sont toujours validées par l’Académie —, ou bien constituer des corpus documentaires et lexicographiques indépendants, mais dont la qualité a été approuvée par l’Académie et dont les contenus sont utiles à la consultation.
De nouvelles ressources externes pourront ainsi être proposées sur le nouveau site du Dictionnaire ; les prolongements sont immenses, car les ressources disponibles sur l’internet sont riches, variées et sans cesse en évolution. En particulier, à l’occasion de la mise en ligne des anciennes éditions (version 2), des liens vers la bibliothèque numérique Gallica seront proposés, afin d’accéder aux pages numérisées de ces éditions.
Terminologie : la base FranceTerme
FranceTerme est la base de données terminologique de la Délégation générale à la langue française et aux langues de France ou D.G.L.F.L.F. (ministère de la Culture). Elle regroupe des termes publiés au Journal officiel par la Commission d’enrichissement de la langue française ou CELF (placée sous l’autorité du premier ministre), dans le cadre du dispositif d’enrichissement de la langue française mis en place par le décret du 3 juillet 1996, modifié par le décret du 25 mars 2015.
Elle comprend à ce jour près de 8000 termes, accompagnés de définitions et éventuellement de notes, ressortissant à de très nombreux domaines spécialisés tels que l’aéronautique, l’automobile, la biologie, la chimie, l’économie, les sports, etc. Ces termes viennent répondre à des besoins linguistiques apparus récemment dans la langue française ; ils renvoient donc des techniques récentes ou de nouveaux concepts, souvent d’abord dénommés dans une langue étrangère, en premier lieu l’anglais. Ils sont destinés à enrichir la langue française, qui doit être capable de s’adapter au monde moderne.
Pour en savoir plus, consultez la page Terminologie et néologie sur le site de l’Académie française, ainsi que le site de FranceTerme.
Les termes de cette base de données sont issus d’un travail de collaboration d’experts des domaines concernés avec différents acteurs institutionnels — l’Académie française, l’Académie des sciences, l’Association française de normalisation — mais aussi avec des partenaires francophones, les services de traduction européens et des laboratoires universitaires ainsi que, en dernier ressort, la Commission d’enrichissement de la langue française elle-même, la D.G.L.F.L.F. assurant quant à elle la coordination de l’ensemble du dispositif. Il est à noter que tous les termes ainsi que leurs définitions, avant d’être publiés au Journal officiel, ont été approuvés par l’Académie française. Une fois publiés, ces termes sont d’emploi obligatoire dans les administrations, les services publics et les établissements de l’État, et peuvent servir de référence pour les traducteurs, les rédacteurs techniques, les enseignants et les gens de métier ; tout un chacun peut aussi s’en emparer et les faire vivre.
Grâce à un important travail d’indexation qui a permis de relier les articles du Dictionnaire à FranceTerme, ces termes sont désormais accessibles depuis le nouveau site du Dictionnaire, via un ensemble de 10 000 liens hypertextes directs, placés au bas de l’article du mot concerné. Ainsi, par exemple à l’article fusée, pourra-t-on consulter un ensemble de termes figurant dans FranceTerme (sous différents domaines), et y accéder directement :
Notons que, mis à part un nombre assez restreint de termes d’usage courant, cette base est essentiellement terminologique, c’est-à-dire qu’elle concerne des termes techniques et des vocabulaires spécialisés ; en ce sens, elle ne fait généralement pas double emploi avec le Dictionnaire, qui décrit le sens général, commun des mots et n’a pas vocation encyclopédique. C’est donc un complément utile au Dictionnaire, d’autant plus qu’il permet de mieux faire connaître les équivalents français proposés à la place des anglicismes, par exemple mégadonnées pour big data, lanceur d’alerte pour whistleblower, ou financement participatif pour crowdfunding.
Francophonie : la B.D.L.P.
La B.D.L.P. (Base de données lexicographiques panfrancophone) est une base de données regroupant une vingtaine d’inventaires de variétés lexicales du français à travers la francophonie. Issue d’un projet international de recherche, développée et publiée à l’origine par l’A.U.F. (Agence universitaire de la francophonie), puis sur l’internet depuis 2004, cette importante base est sans doute encore à ce jour la plus riche et la plus fiable scientifiquement sur les variétés du français. La B.D.L.P. illustre la diversité de la langue française telle qu’elle est parlée dans les différentes régions de la francophonie, sa grande capacité d’adaptation et la vitalité de ses ressources internes. On y trouvera d’importants corpus relatifs aussi bien aux français du Sud (Afrique, Antilles. Océanie) qu’aux français du Nord (Amérique du Nord et Europe).
Voici la liste des bases intégrées à la B.D.L.P., avec le nombre de fiches disponibles :
Soit en tout 21 000 fiches.
La B.D.L.P. comprend également un riche ensemble d’attestations, avec plus de 20 000 citations extraites de la presse ou de la littérature, ainsi qu’une bibliographie.
Pour en savoir plus : www.bdlp.org/
Grâce à un partenariat, les données de la B.D.L.P. sont désormais accessibles via la consultation du Dictionnaire : plus précisément, si un mot dispose d’une ou plusieurs fiches dans la B.D.L.P., celles-ci sont indiquées en fin d’article, accompagnées de la mention des pays concernés et de liens hypertextes pour y accéder directement ; par exemple au mot mariage on trouvera :
le lien hypertexte permettant de consulter directement les fiches de la B.D.L.P. sur ce mot :
L’accès à cette base de données représente une ouverture notable du Dictionnaire de l’Académie, qui s’ouvre ainsi à la francophonie et aux variétés lexicales du français. Utile et intéressante, cette fonctionnalité permettra à l’internaute de découvrir les nombreuses richesses et la créativité de la langue française dans le monde francophone.
Interface et fonctionnalités
La recherche d’un mot et le correcteur d’orthographe
La recherche d’un mot dans le Dictionnaire s’effectue très simplement, en tapant ses premières lettres, les résultats s’affichant au fur et à mesure de la frappe. Ce système, appelé autocomplétion, est familier des internautes puisqu’il se retrouve dans de nombreux sites, dictionnaires et moteurs de recherche sur l’internet. On aura ainsi, par exemple :
La liste des résultats correspond à la nomenclature générale du Dictionnaire de l’Académie, sur laquelle nous revenons plus loin.
Cette recherche permet de retrouver un mot sans en connaître sa graphie exacte, d’autant plus qu’elle fonctionne en neutralisant les accents, majuscules, espaces et ponctuations.
De plus, la recherche permet d’interroger le Dictionnaire sur n’importe quelle forme des mots, c’est-à-dire en tapant un verbe conjugué, un pluriel ou un féminin. On pourra ainsi rechercher directement des formes comme eurent, faites, heureuses, chevaux, etc.
Le correcteur d’orthographe
Par ailleurs, cette recherche intègre un correcteur d’orthographe, développé par la société Diagonal et particulièrement performant puisqu’il permet de retrouver des mots « proches » en croisant de multiples critères : orthographiques (inversion de lettres, consonnes doubles, etc.) mais aussi phonétiques, puisqu’il permet de retrouver un mot en l’écrivant « comme il se prononce » (par exemple aupital pour hôpital).
Cette puissante fonctionnalité simplifie encore davantage la consultation du Dictionnaire, notamment auprès d’un public d’apprenants, francophones ou non.
La nomenclature générale du Dictionnaire
Comme on l’a expliqué plus haut, cette première version de la nouvelle édition numérique du Dictionnaire de l’Académie intègre déjà les 8e et 9e éditions, mais avec, à terme, l’objectif d’y intégrer également les sept autres éditions précédentes — soit les neuf éditions intégrales.
Afin de permettre la consultation facile de cet important corpus, une nomenclature générale (ou « super-nomenclature ») de toutes les éditions du Dictionnaire a été constituée. Celle-ci résulte de la « fusion » de toutes les nomenclatures de chaque édition — soit pour le moment des 8e et 9e éditions —, en prenant comme « colonne vertébrale » la nomenclature de la 9e édition, qui est de loin la plus importante.
Au final, cette nomenclature générale contiendra ainsi l’intégralité des mots « existant ou ayant existé dans le Dictionnaire de l’Académie », soit concrètement la nomenclature de la 9e édition + tous les mots « disparus » des éditions précédentes. L’utilisateur pourra ainsi rechercher, de manière transparente, n’importe quel mot dans l’ensemble des éditions.
Parallèlement à cela, et de manière à pouvoir relier les éditions entre elles, un important travail éditorial a été effectué pour « aligner » toutes les nomenclatures des éditions, c’est-à-dire pour rattacher entre elles toutes les entrées d’un même mot. Cela tient bien évidemment aux multiples changements de formes que les mots ont pu connaître dans la longue histoire du Dictionnaire : changements d’orthographe, de genre, de marque de féminin, mais aussi les regroupements ou dédoublements des homographes, etc.
Nous donnons ci-dessous quelques exemples :
8e édition 9e édition
imbécillité imbécilité
laryngologue laryngologiste
rebouteur, -euse rebouteux, -euse
dauphin 1. dauphin « mammifère »
2. dauphin « souverain »
1. calme, adj.
2. calme, n. m.
calme, adj. et n. m.
Grâce à ce travail, l’utilisateur peut passer d’une édition à l’autre sur un même mot, indépendamment de l’histoire, plus ou moins mouvementée, de son orthographe ou de sa présentation dans le Dictionnaire.
La présentation et la consultation du Dictionnaire
Le support numérique offre bien évidemment une grande souplesse dans la présentation des informations, comparativement à une version imprimée. Cette nouvelle édition numérique du Dictionnaire a ainsi fait l’objet d’une réflexion approfondie quant à sa mise en pages à l’écran, afin de mettre en valeur la richesse de son contenu et de sa structure, et bien sûr d’en faciliter la consultation auprès d’un large public.
Nous en décrivons ci-après les principes et caractéristiques.
Présentation générale et mise en pages
Les articles du Dictionnaire se présentent comme des pages web, avec une mise en pages claire et aérée, grâce à une typographie d’une grande lisibilité, l’utilisation de la couleur, et une grande taille de caractères.
On notera en particulier :
  • la mise en valeur de la structure hiérarchique des articles, c’est-à-dire l’organisation arborescente des différents sens d’un mot, grâce au système des sens numérotés adopté dans la 9e édition : divisions en chiffres romains (I., II., III...), alphabétiques (A., B., C...), en chiffres arabes (1., 2., 3...), etc.
  • la différentiation de la « métalangue », c’est-à-dire des indicateurs de domaines (maths, beaux-arts, etc.), et des marques d’usage (Fam., Par extension, etc.) ; ces éléments sont distingués par des attributs typographiques spécifiques.
La mise au long des abréviations
L’usage des abréviations constitue une tradition très ancrée dans l’histoire des dictionnaires, et renforce le côté très « codé » de ceux-ci. Cependant, cette codification, parfois opaque et rebutante, semble peu adaptée au lecteur « numérique » et aux usages d’aujourd’hui, ainsi qu’à l’élargissement considérable du lectorat (éducation, francophonie) que permet le support numérique.
Dans cette perspective, la nouvelle mise en pages du Dictionnaire intègre la mise au long d’un certain nombre d’abréviations utilisées habituellement dans les éditions imprimées :
  • sur les noms de domaines : Beaux-Arts, Physique, Astronomie, etc. ;
  • sur les catégories grammaticales figurant à la suite de l’entrée principale ;
  • sur certaines marques de métalangue, comme « Par extension », « Par analogie », « Spécialement », etc. ;
  • sur quelques autres abréviations, par exemple « J.-C. » ➙ « Jésus-Christ », etc.
Ce système permet bien sûr d’améliorer la lisibilité du texte, et de le rendre plus accessible auprès d’un large public.
La consultation des articles longs
Les « grands » articles du Dictionnaire (comme faire, prendre, haut, etc.), pouvant représenter plusieurs pages imprimées, sont généralement structurés en « divisions romaines », qui sont des grandes parties numérotées I., II., III., etc., avec parfois des sous-divisions A., B., C...
La consultation de ces articles à l’écran pouvant s’avérer assez délicate à manipuler — surtout sur un écran de téléphone —, ces grandes sections ont fait l’objet, dans la version numérique, de bandeaux cliquables et pouvant être « repliés » ou au contraire « dépliés », selon une ergonomie assez courante (notamment dans les applications mobiles).
Ce système original permet ainsi d’une part d’avoir une vue d’ensemble des principaux sens du mot (c’est-à-dire au plan de l’article), et d’autre part d’accéder plus facilement à un sens particulier. C’est le cas par exemple du mot faculté :
Les remarques normatives
L’une des originalités du Dictionnaire de l’Académie est de proposer un ensemble de près de 250 remarques dites « normatives », qui alertent le lecteur sur des difficultés, des constructions fautives, des confusions, etc. qu’il convient d’éviter.
Dans la version numérique, ces remarques sont mises en valeur et, pour la plupart, présentées sous forme d’encadrés dans les articles. On trouvera ainsi, par exemple, à l’article mémoire :
ou encore à l’article démarrer :
Nouveau : vous pouvez désormais consulter une rubrique spéciale Dire, ne pas dire pour consulter la liste de tous les mots du Dictionnaire dans lesquels figure une remarque normative.
Les rectifications de l’orthographe
Comme on le sait, un ensemble de « rectifications orthographiques » proposées par le Conseil supérieur de la langue française ont été approuvées par l’Académie française et publiées en décembre 1990 dans les « Documents administratifs » du Journal officiel. Ces rectifications ont pour but de résoudre les problèmes graphiques importants, d’éliminer les incertitudes ou les incohérences et de faciliter l’apprentissage du français. Elles n’ont pas une valeur d’obligation mais plutôt de recommandations, les deux orthographes, dites « ancienne » et « nouvelle », étant admises et non fautives.
Dans la 9e édition du Dictionnaire de l’Académie, ces orthographes « rectifiées » sont intégrées à des stades divers :
  • certaines le sont directement, c’est-à-dire que la graphie « moderne » est la seule indiquée en entrée principale, comme pour mémento (accent), photoélectrique (soudure des mots composés), match (des matchs, pluriel régulier), etc. ;
  • certaines font l’objet d’une variante graphique, en première ou en seconde position, comme pour évènement ou événement, moto-cross ou motocross, etc. ;
  • certaines, enfin, et conformément au choix de l’Académie, ne sont pas intégrées au Dictionnaire, mais font alors l’objet d’une indication, matérialisée par le symbole ◊, qui indique qu’une graphie « recommandée » existe pour ce mot, mais n’a pas été retenue dans le Dictionnaire. C’est le cas de près de 1 000 mots, comme oignon (la graphie recommandée, ognon, n’étant pas rentrée dans l’usage), tous les accents circonflexes sur i et u (brûler, abîme), des séries comme persifler, etc.
Dans ce dernier cas, dans la version numérique, une nouvelle rubrique Orthographe a été ajoutée à la fin des articles indiquant précisément quelle est l’orthographe recommandée, ainsi que la règle correspondante. On trouvera ainsi, par exemple au mot abîmer :
Les règles mentionnées (§1, §2, §3...) font référence aux principales catégories des rectifications de l’orthographe, expliquées dans le Journal officiel ; pour en savoir plus, vous pouvez cliquer sur le bouton « i », qui renvoie à une page d’information détaillée sur les Principes et règles sur l’orthographe.
Ce système, à la fois souple et pédagogique, permettra au lecteur intéressé d’être informé de l’existence d’une orthographe recommandée qui, rappelons-le, est désormais admise.
Signalons par ailleurs que, pour les mots concernés, une information figure également en colonne de droite, par exemple au verbe considérer :
Un clic sur le bloc renvoie à la rubrique Orthographe située en fin d’article.
Note : en interface « mobile », ce bloc n’apparaît pas directement à l’écran ; cliquez d’abord sur le bouton situé sous le bandeau de l’article pour accéder à la rubrique.
Les rubriques « Voir aussi »
Comme il est expliqué précédemment, la nouvelle version numérique du Dictionnaire de l’Académie intègre plusieurs ensembles de liens « internes » et « externes », c’est-à-dire des liens donnant accès à des ressources complémentaires au Dictionnaire.
Dans l’interface de consultation, ces liens apparaissent sous forme de rubriques ajoutées à la fin des articles. Par exemple, à l’article disque on trouvera :
La première rubrique regroupe les liens vers des notices Dire, ne pas dire ainsi que vers la base FranceTerme. Ces liens sont regroupés dans la mesure où ils donnent accès à des ressources publiées ou validées directement par l’Académie.
La seconde regroupe les liens vers la base francophone B.D.L.P., qui est une ressource externe émanant d’une autre source de publication.
Par ailleurs, les liens vers les rubriques Dire, ne pas dire sont internes au site du Dictionnaire, c’est-à-dire qu’ils permettent de consulter les notices directement dans la même interface (voir plus haut). À l’inverse, les autres liens renvoient à des sites externes au Dictionnaire, qui ne sont pas gérés par l’Académie.
Lorsque l’un de ces types de liens est disponible, une information apparaît également en colonne de droite dans un bloc « Voir aussi », avec la nature et le nombre de liens disponibles sur le mot consulté. Par exemple au mot disque on aura :
Un clic sur le bloc renvoie aux rubriques correspondantes, situées en fin d’article.
Note : en interface « mobile », ce bloc n’apparaît pas directement à l’écran ; cliquez d’abord sur le bouton situé sous le bandeau de l’article pour accéder à la rubrique.
La navigation hypertexte
L’une des fonctionnalités les plus importantes de cette version numérique est l’intégration d’un hypertexte généralisé, qui permet de passer d’un mot à l’autre dans le Dictionnaire d’un simple clic — ou, sur « mobile » et interface tactile, en tapant simplement sur le mot avec le doigt.
Plus précisément, lorsque vous consultez un article du Dictionnaire, il est possible de cliquer sur n’importe quel mot dans le texte, pour accéder directement à son article dans le Dictionnaire, ce qui permet de « naviguer » librement dans l’ensemble du corpus (l’équivalent de quatre tomes imprimés).
De plus, cet hypertexte est « intelligent », car :
  • il sait reconnaître les formes fléchies, c’est-à-dire les verbes conjugués, pluriels et féminins. Ainsi, en cliquant sur le mot seront on accède au verbe être, sur travaux au mot travail, sur heureuses à heureux, etc. ;
  • il sait « désambigüiser » les mots en fonction de leur contexte ; ainsi, dans l’expression tout le monde, sait-il que monde correspond au nom masculin monde (I), et non pas à l’adjectif monde (II) ou à une forme du verbe monder.
Par ailleurs, le texte du Dictionnaire peut également contenir des liens hypertextes vers d’autres articles, qui fonctionnent comme n’importe quel lien sur le web. C’est le cas notamment des renvois du type « Voir (tel article) », par exemple  :
Autres fonctionnalités
Les autres fonctionnalités sont décrites dans l’Aide en ligne, à laquelle nous renvoyons ici.
Laurent Catach, revu avril 2019