6e édition
(1835)
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soustraire

6e édition

SOUSTRAIRE.

v. a. Conjugaison : (Il se conjugue comme Traire.)
■  Ôter quelque chose à quelqu’un, le priver de certaines choses par adresse ou par fraude. Il a soustrait du dossier les pièces les plus importantes. Il a soustrait des effets considérables de la succession.
Soustraire les aliments à un malade, Lui retrancher quelque chose de sa nourriture ordinaire.
■ Soustraire, signifie aussi, Dérober à, préserver de. Rien ne peut le soustraire à ma fureur. Qui pourra me soustraire à ses importunités ?
Soustraire des sujets de l’obéissance ou mieux à l’obéissance du prince, Les faire révolter contre leur prince.
■ Soustraire, s’emploie aussi avec le pronom personnel, et signifie, S’affranchir, se délivrer de, se dérober à. Se soustraire de la puissance paternelle, ou mieux à la puissance paternelle. Se soustraire à la tyrannie. Se soustraire au châtiment. Se soustraire aux poursuites, aux importunités de quelqu’un.
■ Soustraire, en termes d’Arithmétique, Ôter, retrancher un nombre d’un autre nombre. L’arithmétique enseigne à additionner, à soustraire, à multiplier, et à diviser.
■ Soustrait, aite. participe.
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