NUMÉRO

nom masculin
Étymologie : xvie siècle. Emprunté de l’italien numero, de même sens.
1.  Le nombre que l’on attribue à une personne, à une chose et qui sert à la classer dans une série, à l’identifier. (Suivi d’un chiffre, s’écrit par abréviation no.) Numéro pair, impair. Numéro à deux, à trois chiffres. Numéro matricule d’un prisonnier. Numéro de Sécurité sociale. Le gardien de but porte le numéro 1. Le numéro un, le numéro deux, etc., qui occupe le premier rang, le second rang, etc. dans un groupe. Le numéro un du parti. Le numéro deux du gouvernement. Expr. fig. Être réduit à un numéro, traité comme un simple numéro. En apposition. L’ennemi public numéro un, voir Ennemi.
▪  Numéro de téléphone, qui est attribué à un abonné au téléphone. Les numéros d’un billet de loterie, d’une grille de loto. Numéro gagnant. Il occupe la chambre no 18. Le numéro d’immatriculation, le numéro minéralogique d’une automobile ou, simplement, le numéro d’une automobile. Numéro postal, en Suisse, code postal. Fil, coton, laine de tel numéro.
▪  Spécialement. Marque de domaine : chimie. Numéro atomique ou Nombre atomique, voir Atomique.
▪  Expr. Marque de domaine : militaire. Tirer le bon numéro, celui qui permettait d’éviter la conscription, à l’époque où celle-ci se faisait par tirage au sort. Fig. Tirer le bon, le mauvais numéro, faire un choix heureux, malheureux.
2.  Marque de domaine : presse. Chacune des livraisons d’une publication quotidienne ou périodique à laquelle est attribué un numéro en fonction de sa date de parution. Un numéro de journal, de revue. Un numéro spécial, hors série. Expr. La suite au prochain numéro, formule qui était placée à la fin de chacun des épisodes publiés en feuilleton dans un journal ; fig. et fam., se dit pour exprimer qu’on en a assez dit ou fait pour l’heure et qu’on remet le reste à plus tard.
3.  Chacune des parties d’un spectacle de cirque, de music-hall, de cabaret, etc. Un numéro de mime, de prestidigitation. Un numéro de trapézistes, de jongleurs.
▪  Fig. et souvent plaisant. Démonstration outrée à laquelle se livre quelqu’un. Faire un numéro de charme, de séduction. Expr. fam. Faire son numéro, se livrer aux outrances, aux caprices, aux excentricités dont on est coutumier.
▪  Par métonymie et fam. Personne originale dont la conduite suscite l’amusement. C’est un sacré, un drôle de numéro. Quel numéro !
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