4e édition
(1762)
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soi

4e édition

SOI.

■  Pronom de la troisième personne. Substantif de tout genre, & seulement du nombre singulier. Quand il s’emploie absolument, il ne se met qu’avec une préposition, & dans des phrases où il y a un pronom indéfini, ou exprimé, ou sous-entendu. On doit parler rarement de soi. Chacun travaille pour soi. Quiconque rapporte tout à soi, n’a pas beaucoup d’amis. Prendre garde à soi. Ne vivre que pour soi. Prendre sur soi l’événement d’une affaire.
On dit, Être à soi, pour dire, Ne dépendre de personne, être maître de son loisir. Qu’il est fâcheux de ne pouvoir être à soi un quart-d’heure dans toute une matinée !
■ De soi, signifie quelquefois, De sa nature, & se place indifféremment ou devant ou après le substantif auquel il se rapporte. De soi le vice est odieux. La vertu est aimable de soi.
■ Sur soi, signifie quelquefois, Sur son corps, sur sa personne. La santé demande qu’on soit propre sur soi.
■ Soi, joint à Même par ‑-, ne signifie rien de plus que Soi mis absolument ; mais il signifie, D’une manière plus expressive, & n’a pas toujours besoin d’être accompagné d’une préposition. Il faut conduire ses affaires soi-même. On n’a point de meilleur messager que soi-même. Cela parle de soi-même.
■ Soi-disant. Terme de Palais, qu’on emploie quand on ne veut pas reconnoître la qualité que prend quelqu’un. Un tel soi-disant héritier, soi-disant légataire, &c.
Il se dit aussi par raillerie ou par mépris. Un tel soi-disant Docteur, soi-disant Gentilhomme.
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