4e édition
(1762)
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frayer

4e édition

FRAYER.

v. a.
■  Marquer, tracer. En ce sens il ne se dit guère qu’en cette phrase, Frayer le chemin.
On dit figurément, Se frayer le chemin à une dignité, à un emploi, pour dire, Disposer les choses pour parvenir à une dignité, à un emploi. Et, Frayer le chemin à quelqu’un, pour dire, Lui donner les ouvertures, les moyens, l’exemple de faire quelque chose.
■ Frayer, signifie aussi, Frôler, frotter contre quelque chose, toucher légérement quelque chose en passant. Le cerf fraye sa tête aux arbres. Le coup n’a fait que lui frayer la botte.
■ Frayer. v. n. Il se dit Des poissons quand ils s’approchent pour la génération. Dans la saison où les poissons frayent. On dit qu’il y a des serpens qui frayent avec les anguilles.
■ Frayer, se dit aussi Des choses qui s’usent, qui diminuent de volume par le frottement. Il faut que cet écu ait beaucoup frayé.
■ Frayer, se dit aussi au figuré, pour dire, Convenir, s’accorder. Ces deux hommes ne frayent pas ensemble. Il est familier.
■ Frayé, ée. participe. Il n’a guère d’usage qu’en cette phrase, Chemin frayé.
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