4e édition
(1762)
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renvoi

4e édition

RENVOI.

s. m.
■  Envoi d’une chose déjà envoyée à la même personne, au même lieu. Renvoi de marchandises. Renvoi d’une lettre de change.
On appelle Chevaux de renvoi, carrosse, litière de renvoi, &c. Les chevaux & les voitures qui s’en retournent, ou qui devoient s’en retourner à vide.
On appelle Renvoi, dans un livre, Une certaine marque qui renvoie le Lecteur à une pareille marque hors du texte, sous laquelle il doit trouver une citation, une remarque, une explication, &c. La grande quantité de renvois fatigue le Lecteur.
On appelle aussi Renvoi, Un avertissement qui enseigne qu’on trouvera à une autre page du même livre, la suite de ce qui est interrompu. Il y a dans ce Bréviaire, dans ce Livre de prières beaucoup de renvois.
On appelle aussi Renvoi, dans un acte, dans un écrit, La marque qui renvoie à une addition qui est à la marge ou au bas de la page, & qui doit se joindre au texte. Il se prend aussi pour L’addition même. Il y a dans cette minute des renvois qui ne sont point parafés. Il y a dans ce manuscrit trop de renvois qui en rendent la lecture fort incommode.
■ Renvoi, signifie aussi en termes de Palais, Le Jugement par lequel les parties sont renvoyées devant les Juges qui doivent connoître de leur différent. Il a obtenu son renvoi pardevant ses Juges naturels. Demandeur en renvoi.
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