7e édition
(1878)
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décrier

7e édition

DÉCRIER.

v. a.
■  Défendre, par une proclamation, ou autrement, la vente, le cours, l’usage de quelque chose. On décria les étoffes de l’Inde. Les marchandises anglaises furent décriées.
Il s’appliquait plus ordinairement À la suppression ou à la réduction d’une monnaie. On a décrié telle sorte de monnaie. Dans ce sens et dans le précédent, il a vieilli.
Il signifie au figuré, Décréditer, ôter la réputation, l’estime, la considération. Il en dit beaucoup de mal, et le décrie partout. Il a fait une action qui l’a fort décrié. Il est tout à fait décrié parmi les marchands, parmi les étrangers, dans sa compagnie. Il est décrié comme la fausse monnaie. Cette partialité a fort décrié son ouvrage. On l’emploie quelquefois dans ce sens avec le pronom personnel. Il s’est décrié lui-même. Cette femme s’est fort décriée par sa mauvaise conduite.
Prov. et fig., Décrier sa marchandise, Se nuire dans ses affaires par la mauvaise opinion que l’on donne de soi.
■ Décrié, ée. part. passé. Un homme décrié. Une doctrine décriée.
Une conduite décriée, Une mauvaise conduite que tout le monde connaît et désapprouve.
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