7e édition
(1878)
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oindre

7e édition

OINDRE.

v. a. Conjugaison : (J’oins, tu oins, il oint ; nous oignons. J’oignais. J’oignis. J’ai oint. J’oindrai. Que j’oigne. Que j’oignisse. Oignant.)
■  Frotter d’huile ou de quelque autre matière grasse. Autrefois on oignait les athlètes pour la lutte. La pécheresse qui oignit les pieds de Notre-Seigneur. Les anciens se faisaient oindre au sortir du bain. Oindre une tumeur avec de l’onguent, pour l’amollir.
Prov. et fig., Oignez vilain, il vous poindra ; poignez vilain, il vous oindra, En faisant du bien à un malhonnête homme, on n’en reçoit que du déplaisir ; et au contraire, en le gourmandant, on en tire ce qu’on veut.
■ Oindre, se dit aussi en parlant De l’huile consacrée dont on se sert dans quelques cérémonies religieuses, et dans l’administration de quelques sacrements. Samuel oignit Saül. On oignait les rois de France à leur sacre avec l’huile de la sainte ampoule. On oint les évêques à leur sacre. Oindre un malade avec les saintes huiles. Dans la confirmation, l’évêque oint avec du saint chrême le front de celui à qui il confère ce sacrement.
■ Oint, ointe. part. passé.
Il est aussi substantif ; et on dit, en termes de l’Écriture sainte : Les rois sont les oints du Seigneur. Jésus-Christ est appelé, par excellence, l’Oint du Seigneur.
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