prudence

8e édition

PRUDENCE.

n. f.
■  Qualité qui permet d’apercevoir et d’éviter les dangers et les fautes, qui fait connaître et pratiquer ce qui est convenable dans la conduite de la vie. Agir, se conduire avec prudence. La prudence doit être la règle de toutes nos actions. Il n’y a pas de prudence à en user de la sorte. Il a bien manqué de prudence dans cette occasion. Une prudence consommée. Ce magistrat s’est conduit avec beaucoup de prudence. Ce général a donné des marques d’une grande prudence dans toutes ses campagnes. Je m’en remets, je m’en rapporte à votre prudence. Je me repose sur votre prudence. Sa prudence s’est trouvée en défaut. J’admire la prudence de votre conduite, de vos discours. La prudence est une des quatre vertus cardinales.
Prov., Prudence est mère de sûreté.
Dans le style de l’Écriture sainte, Prudence mondaine, prudence de la chair, prudence du siècle, Habileté dans la conduite, lorsqu’elle ne regarde que les choses du monde et qu’elle n’a point de rapport à celles du ciel ; par opposition à Prudence chrétienne, Celle qui apprend à discerner ce qui conduit à Dieu de ce qui en éloigne, et qui fait préférer l’un à l’autre.
Fig. et fam., Avoir la prudence du serpent, Être très prudent.
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