commencement

7e édition

COMMENCEMENT.

s. m.
■  Ce par quoi une chose commence ; la première partie d’une chose qui a ou qui doit avoir une durée, une suite, un progrès, une étendue. Bon commencement. Mauvais commencement. Heureux commencement. Au commencement du monde. Dès le commencement. Dans le commencement. Depuis le commencement de la monarchie. Les commencements des grands États sont obscurs. Le commencement de l’année. Être au commencement du printemps. Donner commencement à quelque chose. Souvent, de petits commencements on vient à de grandes choses. Cette action fut le commencement de sa fortune. Le commencement d’une passion. Un beau commencement d’année. Un heureux commencement de campagne. Le commencement d’un livre Lire un livre depuis le commencement jusqu’à la fin. Le commencement d’un discours, d’un poème, d’une histoire.
Fam., Il y a commencement à tout, On ne peut bien faire tout de suite les choses qu’on n’a point encore essayé de faire, auxquelles on ne s’est point encore exercé.
Prendre son commencement, prendre commencement, Commencer. Cette monarchie a pris son commencement dans tel siècle.
Absol., Au commencement, Au commencement du monde. Au commencement Dieu créa le ciel et la terre. Il n’est guère usité qu’en style de l’Écriture.
En Jurispr., Commencement de preuve, se dit de Ce qui fait présumer la vérité d’un fait ou d’une promesse, sans néanmoins fournir une preuve suffisante. Commencement de preuve par écrit.
Commencements, au pluriel, se dit Des premières leçons, des premières instructions dans un art, ou dans une science. Il a de bons commencements dans les mathématiques, dans la peinture, etc. Les commencements sont toujours difficiles.
Commencement, se prend aussi pour Principe, cause première ; et, dans ce sens, on dit, Dieu est le commencement et la fin de toutes choses.
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