détour

DÉTOUR

nom masculin
Étymologie : xiie siècle, destor, « endroit écarté, caché » ; xiiie siècle, destour, au sens 3. Déverbal de détourner.
1. Tracé, trajet, itinéraire qui s’écarte de la ligne droite, du chemin direct. La rivière fait un détour, plusieurs détours. Les tours et les détours. J’ai fait un long détour, un grand détour, pour arriver. Se perdre dans un détour. Un détour par Toulouse. Ce serait un détour inutile. Il y a plus d’un kilomètre de détour, c’est un détour de plus d’un kilomètre. Fig. Il est revenu par un long détour à sa première hypothèse. Expr. fam. Cela vaut le détour, cela mérite d’être vu, même au prix d’un effort supplémentaire et d’une perte de temps.
2. Endroit où un chemin change de direction. Il y a un détour à gauche, à droite. Il l’attend au détour de la rue, du sentier. Les détours d’un labyrinthe. Il se sentait perdu dans les détours des souterrains. Il connaît tous les détours de ce bois. Fig. et litt. Les détours du cœur, ses replis secrets. Les détours de la vie. Fam. J’ai appris la nouvelle au détour de la conversation, par hasard, alors que la conversation ne portait pas sur ce sujet. Je l’attends au détour, les difficultés qu’il rencontrera permettront de le juger ou de prendre une revanche sur lui (on dit plutôt Au tournant).
3.  Fig. Surtout au pluriel. Moyen adroit, ruse, subtilité pour éluder quelque chose, pour venir à bout de ce qu’on veut faire. User de détours. Le détour est astucieux. Je connais ses tours et détours. Expr. Être sans détour, être loyal et franc, ne jamais user de faux-fuyants. Spécialement. Précaution de langage qui fait que l’on s’exprime indirectement par prudence, délicatesse, pusillanimité ou ruse. Prendre des détours. Parlez-moi sans aucun détour, sans détours, franchement.
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